La journaliste se pique peut-être… Mais pas de vraisemblance !

La journaliste se pique peut-être… Mais pas de vraisemblance !

Dans le journal «20 minutes» d’avant-hier,

Caroline Gebhard – Est-elle stagiaire ? –

Relate les pérégrinations d’un dealer

Qui du vrai gangster, il n’avait point l’air.

Il se baladait dans un vieux camping-car

Il est d’Allemagne, le vieux briscard,

Mais les flics suisses ont fini par l’avoir.

Attendez!… L’amusant de cette histoire,

C’est comment nous la raconte Caroline.

Du journalisme, c’est de la jolie cuisine.

Au sujet de celui qui s’est fait pincer ici,

Sans broncher, «20 Minutes» écrit ceci :

VAUD/GENÈVE. Les policiers lausannois ont démantelé… Un sexagénaire au volant d’un camping-car : à priori, l’Allemand … n’avait rien de suspect. Sauf que l’homme se baladait avec une valise contenant 5 kg de cocaïne qu’il venait tout juste de remettre à un Nigérian.

20 minutes

LAUSANNE, mercredi 26 août 2015

Comment se balader avec une valise qui se trouve dans la main d’un autre ? La journaliste a-t-elle voulu nous dire que le grossiste et le dealer marchaient main dans la main?

Soit le Nigérian est un vrai magicien !

Certainement, un drôle de paroissien,

La valise qu’il avait dans sa pogne,

Avant que tous les flics ne cognent

Se retrouve en un simple tournemain

À nouveau dans celle de son «copain ».

Ou alors, c’est la journaleuse qui se pique.

Et à toute vraisemblance, elle fait la nique.

Elle voit des mirages, comme dans le désert.

Sur le coup , elle n’obtiendra pas le Pulitzer.

Vraisemblablement que même en écrivant « Sauf que l’homme s’était baladé avec une valise contenant 5 kg de cocaïne avant de l’avoir tout juste remise à un Nigérian. », ce serait insuffisant pour obtenir le plus fameux Prix du journalisme!

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La Pinte à Jules…

La Pinte à Jules…

… ou les arnaques de la finance expliquées simplement.

 

Jules est propriétaire d’un p’tit bistrot.

Ses clients, d’argent n’en ont pas trop.

Tous poivrots et types sans boulot

Leur vie, n’est qu’bouteilles et goulots.

Sont dans l’bar en tout début de mois

Après, bourses vides, ils sont aux abois,

 

Un bon plan marketing, c’est un art,

Jules pose une affiche sur le bar:

«Picole aujourd’hui ! Paye plus tard!»

Dès lors, les gars se pressent au bar

Et boivent à en pisser dans l’calbar.

Coups de gueule, grand chambard.

Des alcolos, le bar devient la base.

Tandis qu’Jules fait signer les ardoises.

 

Les pinardiers se frottent les mains

Acceptent être payés un lendemain.

Pour l’business, il  faut qu’ça tourne

Et non que, très vite, l’fric on enfourne.

Alors, profitant du crédit -fameux avantage!-

Chacun s’endette de jour en jour davantage.

 

Le banquier qui traite avec Jules

Constate qu’les ardoises sont des cédules

Donc, en fait, de «véritables» actifs

Le Jules, n’y voyant rien de fautif,

Donne les créances-clients en garantie

Et reçois du bel argent en contrepartie.

Au siège, un trader, un requin, imagine

Faire plus du fric et s’acheter plus d’cocaïne.

  

Il converti toute la dette en obligations

Qu’il vend en raflant moult commissions.

Sous le nom prédestiné de «Picolaterme».

L’aigrefin colle un AAA à ces titres à terme.

Les boursicoteurs sont appâtés. Ça grimpe!

Les titres s’envolent et atteignent l’Olympe.

 

Un jour, un des «Risk Managers» se réveille :

Sur l’heure, il réclame l’entier de l’oseille.

On s’y essaie!… Les clients sont au chomdu

Avant longtemps, ne pouront payer leur dû.

La Banque veut qu’ils remboursent leurs crédits.

Et c’est sur le Jules, que l’on jette le discrédit.

Faillite pour le bar et les fournisseurs de bibine.

Et aux salariés, on dit: – Ouste! Là, tu te débines!

 krash

Vite, un sauveur!… Mais où a passé Zorro?

Déjà, les fameux titres ont atteint le point zéro.

La chute écrabouille le reste des actifs,

La banque se r’trouve avec un rating négatif.

Ruine de bons électeurs. Mauvais pour les élus !

Qui s’lamentent: «Too big to fail»… Quels niolus!

 

Elle panique grave, notre équipe de bêtas,

Et renfloue le tout avec les sous de l’État.

Le montant sera récupéré par une taxe

Payée par ceux déjà essorés un max,

Gens qui point ne picolent et qui bossent,

L’contraire des gars du bar faisant la noce.

La banque, elle, a pu reprendre ses activités.

Ouf, les actionnaires auront leurs annuités !

Un exploit qui doit être tu ne le sera plus.

Un exploit qui doit être tu ne le sera plus.

En général Salomon suit les préceptes religieux,

Il est également golfeur et ses résultats élogieux,

Il habite la Californie et se plait beaucoup là-bas.

Mais, un samedi, jour de repos, jour de Shabbat,

Impossible de dominer son envie d’aller putter.

Un grand principe d’Halakha est ainsi amputé.

Bien que jour de repos strict, au golf il va jouer.

Pour ce sport british, Salomon est des plus doué.

 

Au trou numéro sept, un très difficile par quatre,

Son propre record, notre golfeur réussit à battre.

Par un grand miracle, fait un fameux « hole in one »,

Un coup et la balle roule tout droit dans le trou idoine.

Plusieurs témoins ébahis, tous non-juifs, des Goy,

Tel que l’est aussi son caddy, également son boy.

Sur le green, il est vraiment le seul de la religion,

Qui est celle de ses amis golfeurs habitant la région.

hole in one 

Aux cieux, un Archange interroge Yahvé :

« Mon Dieu, comment, à ce vilain dépravé

Un homme qui, à lui uniquement, a pensé

Lui qui a péché, Vous le récompensez ? »

À l’Ange déboussolé, Dieu répond avec spontanéité :

« Ce n’est point récompense, mais forte contrariété

Un dilemme qui tracassera sa grande égomanie,

L’action de Salomon est très sévèrement punie.

À ses amis, son péché jamais ne va vouloir conter

Et auprès de personne, son exploit, ne pourra vanter ! »

 

Un alphabet en folie s’amuse de «… ole » ou de «…ol »

Un alphabet en folie s’amuse de «… ole » ou de «…ol »

Pointe de Merquel

À chacun sa place et à chacun son Rôle.

Même en Bretagne, sur une plage de la Bôle 1).

Le Dieu grec, grand patron des vents, Éole,

Sur la mer, de son souffle, s’empare d’une Yole.

Qui danse sur les courtes vagues autour du Môle.

Ce n’est que petite brise, point le vent qui sauva Iole 2).

*****

Sur terre, dans l’herbe, gambade une très jeune Fole 3)

Et au-dessus, très haut dans le ciel, un nuage Vole.

Au Café de la Plage : musique de Nat King Cole.

Ou de Cole Porter ?… Mais point celle de Hole 4) !

Ainsi qu’il a été annoncé dans une émission d’UOL 5)

Une Radio brésilienne que retransmet également AOL 6).

*****

Dans un coin, trois marins lettons jouent à la Zole 7).

La serveuse, accorte Slovène au joli nom de Jole,

Groupie inconditionnelle du bel Eduardo Xol, 8)

A souligné ses yeux félins d’un grand trait de Khôl,

Aux clients, assis à la grande table, elle sert une Sole

Avec une piquette qui n’a rien d’une blanche Dôle !

*****

Le breuvage agresse le palais lorsqu’il est porté à la Gole 9).

Le vigneron, producteur de ce vinaigre, mériterait bien la Tôle,

Avec sursis, si ses vignes sont plantées très au Nord, près du Pôle.

Il ne restera aux quelques clients qu’à prier Paulin de Nole 10),

Un des nombreux Saints que vénèrent les Bordelais. LOL !

Ces mauvaises rimes ne sont bien sûr point de Soyinka Wole 11) 

*****

Merci à ce Nobel ! Grâce à lui, ne manque que «Oole» et «Qole» !

***********

1) Proche de la Pointe de Merquel à Mesquer-Quimiac. Là on élève des huîtres, bien entendu.  Également des pigeons, parmis les meilleurs de France selon les gastronomes.
2) Dans la mythologie grecque, Iole se précipita des remparts afin d’échapper à son ennemi. Le vent, enfla sa robe et elle descendit sans se blesser… Le parachute était né !
3) Poulain, pouliche
4) Groupe rock-grunge fondé en 1989 par Courtney Love.
5) UOL = Radio brésilienne
6) AOL = American Online, société américaine de services internet
7) Jeu de carte traditionnel letton
8) Designer et personnalité télévisuelle américaine
9) La bouche en vieux français
10) Saint et Évêque, né à Bordeaux vers 353, mort à Nole en 431
11) Écrivain nigérian, né en 1934. Premier Africain lauréat du prix Nobel de littérature (1986)