Et si la FIFA… «déBlatterrait» sérieusement ?

Et si la FIFA… «déBlatterrait» sérieusement ?

Et si l’inamovible «big boss» Seb Blatter

Se retrouvait un beau jour  le cul parterre ?

Sa présidence fait une quantité d’envieux,

Mais la FIFA irait-elle mieux sans ce vieux ?

Tant que le fric restera leur seul vrai sport,

Du système ce ne serait qu’un simple report.

Oui, tant que le boss restera un fieffé retors

Ceux qui se méfieront de lui n’auront point tort.

Du vrai foot, tous, royalement, ils s’en foutent

Simplement, tous, plein les poches, ils se foutent !

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Hop !

Hop !

Pierre Louis Péclat -bien que né bien après moi- est arrivé à l’âge d’homme il y a quelques ans déjà. Et, en 2001, à «L’Âge d’Homme», il publie «Hop !». Aujourd’hui, le roman est réédité en «poche suisse» aux mêmes éditions.

«Hop !» peut résumer la vie de la plupart d’entre nous, donc celle-ci :

Vie de «hop!»

Hop ! Madame et Monsieur jouent à papa-maman…

Neuf mois plus tard, j’arrive. Évidemment.

C’est l’instant où débutent les «Hop !»,

Toute l’enfance, au cri de «Hop… Fip-Fop !»1),

Avec Nestlé, sa réclame pour l’chocolat en tablettes,

Et l’Tour de Suisse: au cri de «Hop Koblet !»2)

Et l’foot. Bien que j’gueule «Hop Suisse !»,

Ils prennent la pâtée !… Rien dans les cuisses.3)

 

C’est l’temps des rengaines à répétition: «Hop ! Au lit !»

Aussi: «N’oublie pas d’éteindre si tu lis !».

Celles de chaque jour: «Hop ! Fais tes l’çons !»

Ou même: «Hop ! Mouche-toi, t’as vilaine façon !»

Puis, tout à coup, hop ! Fini l’enfant,

J’d’viens un ado qui s’en va piaffant.

J’suis gauche. À gauche ! Ou anar ! C’est l’top !

Avec les filles, les tentatives ne sont que flops.4)

 

L’armée: une-deux, une-deux… Et hop, hop!  J’ coure.

Les gradés s’éclatent à gueuler dans la cours.

La connerie finie, on m’dit : «Hop ! Au boulot !»

Dès lors, après l’turbin: «Hop !», j’ file au caboulot !

Là, j’m’en jette quelques p’tits dans l’ciboulot.

Voilà que, «Hop !», on m’traite d’jà d’suce-goulots.

Puis, j’me calme. Mariage, j’fais des gosses.

Là, il faut qu’j’assure ! Alors hop !… J’bosses.

 

L’sais-tu ? En Angliche «hop» est fleur de houblon.

Et «Hope»5), un attrape-couillon pour vieux tromblons,

Le seul espoir de très nombreux grands-pères.

 Pourtant, leur futur sera : Hôpital et on ore:

C’est «Opération Dernier Hop» ! M’aura la salope !

La grande faucheuse m’attirera dans son échoppe

Et Hop ! Dans l’trou… Dernière bière, ultime chope.

Une sans mousse ! Celle de la mort quand elle t’chope !

1) Les débuts du marketing à l’ «encontre» des enfants où les clowneries de Stan Laurel et Oliver Hardy côtoyaient des films beaucoup moins drôles où pub pour le chocolat et autres produits Nestlé étaient de mise.

2) Hugo Koblet, un des « grands » du cyclisme suisse des années 50, vainqueur du Tour de France en 1951.

3)  En 1954, les Championnats du Monde de Football se déroulent en Suisse. En quart de finale, dans le match Suisse – Autriche à Lausanne devant 35 000 spectateurs environ, les Suisses mènent 3-0 après 20 min de jeu. Ils encaissent ensuite cinq buts en 15 min. Les Autrichiens maintiennent l’avantage et finissent par gagner la partie sur le score de 7 à 5.

4) En Europe les vertus de la racine d’igname sauvage n’ont fait leur apparition qu’au mitan des années 60.

5) Espoir dans la langue de James Joyce ou de Conan Doyle.

Dicton antillais illustré par l’exemple

Dicton antillais illustré par l’exemple

 Conchita, la domestique de la maison

Pour son salaire désire augmentation.

La Patronne fort fâchée de la requête

En demande le pourquoi à la gisquette.

***

Pour trois bonnes raisons, Madame !

D’abord je repasse mieux que Madame !

Je peux l’assuré ! C’est Monsieur qui m’le dit !

Vraiment?… Maintenant, mon mari médit ?

 ***

De plus, ma cuisine est bonne ! … Celle de Madame…

Monsieur a dit être fort friand d’mes croque-madame.

Mon mari aurait dit ça! Lui?… Monsieur McAdam ?

– Je n’rapporte qu’ses dires. N’en faites point drame.

 ***

Oui ! Et de plus, l’amour, je fais bien mieux !

D’votre piteuse façon d’faire, nul n’est envieux.

Quoi ? Il me tromperait avec vous, ce vieux !

Mais que diable vous trouve-t-il ? Mon Dieux !

 ***

Oh non Madame ! Monsieur n’y est pour rien.

Votre mari n’a absolument rien d’un vaurien.

C’est Firmin, le jardinier qui m’ l’a r’dit !

À chaque fois ! La dernière encore mardi.

 ***

Sur ce, Conchita a obtenu son augmentation.

Sans avoir insisté, sans aucune lamentation.

Moralité : Si tu veux vraiment monter au cocotier

Fais attention de ne pas avoir la culotte crottée.

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